L’Hyundai i20 de troisième génération (depuis 2020) a surpris tout le monde. Là où ses prédécesseurs étaient honnêtes mais discrets, cette nouvelle version frappe fort : design radical, technologie embarquée de haut niveau, motorisation hybride légère efficace. En 2026, elle reste l’une des citadines-routières les plus abouties du marché B, dans un segment très disputé où Toyota, Volkswagen et Peugeot jouent également leur meilleure carte. Nous l’avons essayée sur trois jours, en finition Style avec la motorisation 1.0 T-GDI 100 ch et la boîte automatique DCT 7 rapports.

Un design qui affiche sa rupture générationnelle
La troisième génération de l’i20 n’a rien d’une évolution — c’est une révolution stylistique. Hyundai a appliqué le langage Sensuous Sportiness à sa compacte avec un résultat saisissant. Les phares « Jewel » en cristaux de glace, les nervures latérales anguleuses, les feux arrière en boomerang : l’i20 assume un design premium nettement au-dessus de son segment. Le toit bicolore (toit noir sur carrosserie de couleur) est disponible en option et ajoute encore une dimension sportive appréciable. La finition GT disponible en version N-Line (kit carrosserie spécifique, rouge sur noir) est clairement la plus spectaculaire. Comparée à notre avis sur le Hyundai Tucson qui arbore également ce langage stylistique mais en plus grand format, l’i20 en est le résumé compact et accessible.
Habitacle : le niveau de technologie qui bluff
C’est là que l’i20 marque vraiment des points. L’intérieur propose en finition Style un double écran de 10,25 pouces — instrumentation numérique à gauche, infodivertissement à droite — dans un bandeau continu qui traverse le tableau de bord. Le résultat rivalise aisément avec des voitures du segment supérieur. Le système d’exploitation Bluelink répond vite, la navigation intégrée est précise, et la compatibilité sans fil avec Android Auto et Apple CarPlay est bien implémentée. La qualité des matériaux a nettement progressé : porte-à-faux en mousse souple, plastiques brossés sur les zones de contact, sièges bien capitonnés. L’espace intérieur est généreux pour le gabarit (4,04 mètres) : deux adultes à l’arrière tiennent sans problème, et le coffre de 352 litres place l’i20 en tête de son segment.

Motorisations : le 1.0 T-GDI, le choix logique
L’i20 est disponible avec trois motorisations en 2026. Le 1.2 MPi 84 ch (atmosph.) est le moteur d’entrée de gamme, suffisant en ville mais trop juste sur route. Le 1.0 T-GDI 100 ch (notre essai) est le bon choix : couple maxi de 172 Nm disponible dès 1 500 tr/min, boîte DCT à 7 rapports fluide et réactive, consommation réelle mesurée à 6,3 l/100 km sur notre parcours mixte. La version 48V hybride légère (même bloc, +48V mild hybrid) descend à 5,8 l/100 km WLTP et ajoute une récupération d’énergie en décélération. Si la question du choix entre motorisations vous intéresse, notre article sur essence ou hybride en 2026 : notre analyse vous donnera les clés pour décider en fonction de votre usage. Le 1.0 T-GDI affiche le 0 à 100 km/h en 10,2 secondes — correct pour le segment, sans être excitant.
Sur la route : mieux qu’attendu
L’i20 se comporte avec une aisance qui surprend agréablement. La direction est plus ferme et plus précise que la plupart de ses rivales de segment. La suspension est calibrée pour le confort tout en conservant une certaine tenue de cap en courbe rapide. L’amortissement des chocs est bon : les ralentisseurs parisiens sont avalés sans secousse brutale, les routes de campagne sont absorbées proprement. La boîte DCT à 7 rapports est l’une des meilleures de sa catégorie — réactive en mode Sport, douce en mode Normal, économe en mode Eco. La sonorité du 1.0 Turbo monte un peu dans les tours, mais sans excès de bruit dans l’habitacle. Bref, on ne s’attendait pas à conduire une voiture aussi rassurante et agréable dans ce segment de prix.
Garantie et fiabilité Hyundai : les arguments massue
Comme pour la Kia Picanto (marque sœur du même groupe HMG), l’Hyundai i20 bénéficie d’une garantie 5 ans kilométrage illimité — exceptionnelle dans le segment B. Les données de fiabilité à court terme sont encourageantes : peu de défaillances électroniques signalées, mécanique robuste, boîte DCT sans problème majeur sur les premières générations. Hyundai figure régulièrement parmi les marques automobiles les plus fiables selon les études J.D. Power et Que Choisir. L’entretien en réseau agréé est transparent : révision à partir de 149 euros pour les petits intervalles, avec un contrat d’entretien disponible à 29 euros par mois.

Prix et versions : que choisir dans la gamme ?
L’i20 démarre à 19 050 euros en finition Initia avec le 1.2 MPi manuel. La finition Intuitive (notre recommandation pour le rapport équipement/prix) s’affiche à 21 650 euros en 1.0 T-GDI manuel. La finition Style avec le double écran dépasse les 23 000 euros. En comparaison avec ses rivales directes — Peugeot 208, Volkswagen Polo, Renault Clio — l’i20 se positionne compétitivement, surtout si on tient compte de la garantie 5 ans et du niveau technologique embarqué. La N-Line, avec son kit carrosserie sportif et le moteur 1.0 T-GDI 100 ch de série, est la finition la plus séduisante si le look prime sur le budget.
Notre verdict : une supermini à prendre très au sérieux
L’Hyundai i20 troisième génération est une voiture qui dépasse clairement les attentes de son segment. Design affirmé, habitacle technologique, comportement dynamique, fiabilité reconnue et garantie rassurante : elle coche presque toutes les cases. Son seul vrai défaut est un bruit de roulement un peu plus présent que la Polo sur revêtement grossier. Si vous cherchez une supermini neuve en 2026 avec un budget autour de 21 000-24 000 euros, l’i20 est notre recommandation numéro un face à la Clio et à la 208. Note globale : 8,5/10.
